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20 février 2012

Interview pour Martin Bartoletti

Toujours suite au rassemblement contre ACTA à Lyon du samedi 11 février 2012, un nouvel article de presse apparaît. Il semblerait que j’ai donné plus d’interviews que je m’en souvienne :)

@article{Clauzel:2012:Le-Parti-Pirate-accoste-en-France,
	title = "Le Parti Pirate accoste en France",
	journal = {Les flibustiers de l'Actu},
	year = "2012",
	month = feb,
	day = 19,
	url = {https://damien.clauzel.eu/post/2012/02/20/Interview-pour-Martin-Bartoletti},
	author = "Clauzel, Damien and Bartoletti, Martin",
	keywords = "article, Lyon, Parti Pirate, ACTA, presse, manifestation",
	language = {french},
	abstract = "Flibustier : n.m Aventurier de l’une des associations de pirates qui, du 16ème au 18ème écumaient les côtes espagnoles en Amérique. (Je vous passe le mot « dévastaient » qui, présent dans la définition du Petit Robert nous desservirait légèrement). Comme vous pouvez le constater, flibustiers et pirates sont très proches. Il était donc impensable de ne pas consacrer quelques lignes à l’avènement de ce nouveau parti qu’est le Parti Pirate. Ne serait-ce pas rogner une part de nous-même ? Selon le dictionnaire en tout cas.",
}

13 février 2012

Interview sur ACTA

Le samedi 11 février 2012, je participais au rassemblement contre ACTA à Lyon.

J’ai donné plusieurs interviews à différents média à propos des dangers que représente ACTA, notamment :

  • Fouille des bagages par les agents des ayants-droit à la frontière, sur simple présomption de possession de copies d’œuvres sous copyright (art. 14 & 17)
  • Destruction des médicaments génériques à la frontière (art. 16 & 17)
  • Les fournisseurs d’accès à Internet seront « encouragés » à espionner tout ce que l’on fait sur internet (art. 27, alinéas 3 & 4)
  • Être traité comme un trafiquant de drogue, et sanctionné plus sévèrement qu’un violeur, pour avoir transporté une copie d’un film téléchargé (art. 24)
  • Le tout sous la coordination de comités réunissant États et ayants-droit qui auront le pouvoir de modifier le traité après coup : on leur signe une feuille blanche (art. 28, 36 & 42)

On va voir dans les prochain jours ce que ça donne, mais on peut déjà découvrir cette splendide interview réalisée par Andy Chiabrando.

@article{Clauzel:2012:Manifestation-anti-ACTA-a-Lyon-et-explications-de-Damien-CLAUZEL,
  title = {Manifestation anti-ACTA à Lyon et explications de Damien CLAUZEL},
  year = {2012},
  month = feb,
  day = 11,
  url = {https://damien.clauzel.eu/post/2012/02/13/Interview-sur-ACTA},
  author = {Clauzel, Damien and Chiabrando, Andy},
  keywords = {vidéo, Lyon, Parti Pirate, ACTA, presse, Rhône-Alpes, Anonymous, manifestation},
  language = {french},
  abstract = {Manifestation contre le traité ACTA du 11 février 2012 à Lyon et explications de Damien CLAUZEL, membre du Parti Pirate Rhône-Alpes dans la 6e circonscription du Rhône}
}

25 janvier 2012

Interview pour Radio ISCPA : L'invité du 25

Radio ISCPA, la webradio des étudiants en troisième année de l'ISCPA Lyon en journalisme et communication m'a demandé de faire une courte intervention sur l'actualité; à savoir Anonymous, MegaUpload et HADOPI.

Anaïs Vendel reçoit Damien Clauzel, représentant du Parti Pirate dans le Rhône pour évoquer la guerre du Web et la politique numérique actuelle.

@article{Clauzel:2012:L-invite-du-25,
  title = {L’invité du 25},
  journal = {Radio ISCPA},
  year = {2012},
  month = jan,
  day = 25,
  url = {https://Damien.Clauzel.eu/post/2012/01/25/Interview-pour-Radio-ISCPA-:-L-invité-du-25},
  author = {Vendel, Anaïs and Clauzel, Damien},
  keywords = {article, culture, Lyon, ISCPA, partage, Parti Pirate, politique, radio, presse, MegaUpload, Anonymous, vie privée},
  language = {french},
  abstract = {Anaïs Vendel reçoit Damien Clauzel, représentant du Parti Pirate dans le Rhône pour évoquer la guerre du Web et la politique numérique actuelle.}
}

12 janvier 2012

Interview pour Rue89Lyon : « Lyon est-elle fermée à l’ouverture des données publiques ? »

Je travail que je réalise sur les données ouvertes à Lyon, au sein du groupe OpenData69, commence à porter ses fruits. La presse reprend les interrogations que nous nous posons sur la démarche du Grand Lyon.

Numérique / La mise en ligne du site opendata.gouv a donné le ton pour 2012 : les institutions publiques sont invitées à « la transparence », en mettant en ligne l’ensemble de leurs données. Des collectifs se sont créés pour faire du lobbying auprès des autorités publiques. A Lyon, on s’éveille tout juste au principe, les volontés politiques sont encore discrètes. Un groupe indépendant, opendata69, tente toutefois de faire émerger le débat autour d’enjeux locaux majeurs de l’opendata, tels que les transports en commun.

@article{Clauzel:2011:Lyon-est-elle-fermee-a-l-ouverture-des-donnees-publiques,
  title = {Lyon est-elle fermée à l’ouverture des données publiques ?},
  journal = {Rue89Lyon},
  year = {2012},
  month = jan,
  day = 12,
  url = {https://Damien.Clauzel.eu/post/2012/01/12/Interview-pour-Rue89Lyon-:-«-Lyon-est-elle-fermée-à-l’ouverture-des-données-publiques-»},
  author = {Clauzel, Damien and Daoud, Dalya and Vial, Philippe and Rabih, Samy and Vézine, Marion and Blachier, Romain},
  keywords = {article, élection, Lyon, Parti Pirate, données ouvertes, presse, Rhône-Alpes, OpenData69, Systral},
  language = {french},
  abstract = {Numérique / La mise en ligne du site opendata.gouv a donné le ton pour 2012 : les institutions publiques sont invitées à « la transparence », en mettant en ligne l’ensemble de leurs données. Des collectifs se sont créés pour faire du lobbying auprès des autorités publiques. A Lyon, on s’éveille tout juste au principe, les volontés politiques sont encore discrètes. Un groupe indépendant, opendata69, tente toutefois de faire émerger le débat autour d’enjeux locaux majeurs de l’opendata, tels que les transports en commun.}
}

14 décembre 2011

Participation au forum 2011 des Interconnectés

Dans le cadre de mes activités politiques (Parti Pirate Rhône-Alpes et OpenData69) à Lyon, j'étais invité à intervenir au forum 2011 des Interconnectés.

Les exposants du salon :

  • des PME inconnues, qui proposent des clones d’outils existant déjà, avec une grosse surcouche de mercatique
  • ALDIL, présente car invitée chaque année par des relations « pour apporter un contre-point »
  • quelques grands institutionnels (régions)
  • des grands groupes industriels (CISCO, VMware, Orange…)

Les Interconnectés 2011

Atelier : Le pari de l'open-data: pourquoi ouvrir mes données ?

Animateur : M. Charles Nepote, la FING

Intervenants:

  • M. Frédéric Théodore, Communauté urbaine de Bordeaux
  • M. Romain Lacombe, ETALAB
  • Mme Claire Gallon, Directrice LiberTIC
  • Mme Karine Feige, Directrice du projet SITRA
  • M. Jean-Marie Bourgogne, Ville de Montpellier
  • M. Damien Clauzel, Parti Pirate Rhône-Alpes
  • Mme Bernadette Kessler, ville de Rennes
  • M. Mickaël Douchin, Gestionnaire de projet, entreprise réutilisatrice 3liz

J'étais invité à intervenir dans cet atelier sur les données ouvertes aux côtés d'élus, de groupement de citoyen et d'entrepreneur. Nous avons partagé notre expérience sur la mise en place et le travail avec les données ouvertes dans nos communes et agglomérations respectives.

Participants et public

  • Âge moyen d’un peu plus de 40 ans, avec un écart-type pas trop grand.
  • Surtout des hommes en costumes légers. Je crois bien être le seul participant en t-shirt, ou à avoir les cheveux longs.
  • Surtout des institutionnels et des représentants locaux de grands groupes dans les télécoms et l’informatique. Quasiment pas d’élus.
  • Les gens qui portent les plus beaux costumes sont sagement assis au premier rang, à porté des caméras de retransmission :)
  • La présence du Parti Pirate surprend mais est tout à fait comprise. Les gens ont presque tous une vague idée de qui nous sommes et de ce que nous faisons.
  • Très (trop) peu de personnes capable de répondre aux interrogations techniques concrètes (interconnexion des SI' etc)
  • Une pincée de SS2L, mais militantes
  • Quelques personnes techniques, qui semblent surtout accompagner les « responsables » ayant pouvoir de décision

Ma contribution au débat a porté sur le travail de sensibilisation que nous effectuons au PPRA, ainsi que la promotion du collectif naissant OpenData69.

Il en est ressorti que chaque situation locale présentée était fortement différente des autres de part la taille, la nature des données disponibles, les besoins des administrations et les attentes des citoyens.

Les institutionnels ont compris qu’il se passe quelque chose au niveau de l’innovation, que quelque chose nommé « données ouvertes » est mis en avant (sans comprendre précisément de quoi il s’agit) et qu’il faut s’y intéresser maintenant sous peine d’être largué.

Les institutions (collectivités, administrations) recherchent des interlocuteurs pour les guider sur les données ouvertes. Pas de compétence en interne, pas de référent étatique. Du coup, elles se copient les unes sur les autres pour cloner des initiatives ; problème : les terrains varient grandement et donc les initiatives ne prennent pas sans que les gens en comprennent la raison. Il y a donc un besoin de réflexion au niveau supérieur (via des chercheurs et des experts)

Les institutionnels sont bien souvent dépassés : ils viennent juste d’intégrer les pratique de la numérisation des données, et on leur demande de « tout casser pour faire des données ouvertes ». Ils manquent grandement de compétences informatique et ingénierie en interne. Ils sont très peu intéressés pour renforcer leurs effectifs à ce niveau car ils considèrent que ce n’est pas leur mission de « faire de l’informatique ».

Des gens parlent encore du « numérique » comme s’il s’agissait d’un domaine à part. Problème : notre société repose désormais sur internet, et est donc de facto numérique.

En réponse aux beaux discours des groupes industriels, les défenseurs du libre interrogent sur les conditions d’accès et de réutilisation aux données. Bottage en touche gêné, il est sous-entendu que les grands industriels préfèrent vendre les données publiques qu’ils produisent (WTF ?).

La dimension des données ouvertes qui revient le plus souvent est celle de la cartographie avec les SIG. OpenStreetMap apparaît comme la base standard pour construire des outils de présentation des données géolocalisées.

On repère très aisément deux catégories de participants : ceux qui savent ce qu’ils disent quand ils évoquent les données ouvertes car ils ont mis les mains dedans, et les gestionnaires qui parlent de « projets » et de « volonté » sans vraiment savoir ce que ça implique sur le terrain derrière.

Il n’y a pas de cadre général des données ouvertes en France : chaque terrain est différent : origine du projet, acteurs moteurs, communauté des utilisateurs et des réutilisateurs, etc.

Conférence plénière : Repenser le politique à l'heure du numérique: vers un gain démocratique ?

J'étais également invité à participer à la session plénière sur le thème « Repenser le politique à l'heure du numérique: vers un gain démocratique ? » aux côtés de plusieurs élus. De part la composition du panel, c'était LA session potentiellement la plus intéressante de la conférence, mais aussi la plus agitée[1].

Animateur : M. Patrice Carré, France Télécom Orange

Intervenants :

  • M. Dominique Cardon, sociologue et chercheur
  • M. Fabrice Dalongeville, vice-président de l'AMRF et maire d'Auger-Saint-Vincent
  • M. Daniel Nouaille, président de la Communauté de Communes du Val de Vienne
  • M. Benjamin Lancar, conseiller régional d'Ile-de-France
  • Mme Pascale Luciani-Boyer, maire-adjointe de Saint-Maur-des-Fossés et vice-présidente de l'association des maires d' Ile-de-France
  • M. Damien Clauzel, Parti Pirate Rhône-Alpes

L'idée était de discuter sur l'impact d'internet sur les pratiques démocratiques en France (prise de décision, retour des citoyens, etc.)

J'ai été très agréablement surpris par les positions de Benjamin Lancar[2], qui allait à l'encontre de celles défendues par les autres membres de son parti UMP. Il a fait un très joli plaidoyer en faveur de l'ouverture du travail des élus en direction des citoyens, et sur l'importance de la transparence et de l'application des prises de décision sur les sujets sensibles tels que l'attribution des logements sociaux. Sa proposition d'associer les citoyens aux commissions d'études des demandes est une idée que pourrait totalement défendre le Parti Pirate.

Ma principale contribution a été d'exposer la problématique de l'augmentation de l'envie de démocratie participative exprimée par les citoyens au travers d'internet.

Évolution de la pratique démocratique en France

Il y a un siècle de cela, le temps politique et la représentation du peuple n'était pas les mêmes qu'aujourd'hui. Les gens choisissaient un lettré — au sens premier du terme, car peu de gens savaient lire et écrire —et l'envoyaient à Paris pour les représenter. Le voyage était long (parfois plus d'une semaine) et les correspondances épistolaires rendaient les discussions assez longues.

Avance rapide en 2011. L'analphabétisme a presque disparu de France, les déplacements sont aisés et les communications instantanées. Les personnes échangent massivement sur les réseaux sociaux, commentent l'actualité et expriment leurs opinions. Tout naturellement, les critiques (bonnes ou mauvaises) de leurs élus font parti des sujets abordés.

La suite logique est pour les citoyens d'interpeller leurs élus au travers de ces outils informatiques. Là où avant les secrétariats et les portes fermées des bureaux isolaient les élus, ils se retrouvent désormais beaucoup plus proches des citoyens. Voire même trop proche d'après certains élus… Le reproche qu'ils font est de se sentir scrutés par les citoyens qu'ils représentent, l'un parle même « d'invitation forcée dans mon bureau pour regarder par dessus mon épaule ».

En exprimant un désir fort de s'impliquer dans la prise de décisions politiques, et d'une façon plus large d'avoir un impact sur leur vie quotidienne, les citoyens se réapproprient des sujets qu'ils avaient délaissés; ou même jamais abordé.

La démocratie liquide

J'introduis ensuite la notion de démocratie liquide, concept simple à comprendre. Il s'agit d'une technique de vote qui correspond aux caractéristiques suivantes :

  • délégation transitive des voix : un votant peut confier tout ou une partie des voix dont il est dépositaire à une ou plusieurs autres votants. Un votant à qui on confie des voix peut les exprimer ou les confier à un autre votant
  • contrôle des voix : à chaque instant, un votant peut savoir qui est détenteur de sa voix, et la récupérer s'il le souhaite. Il peut alors la confier de nouveau à un votant, ou la conserver pour l'exprimer
  • le vote se déroule durant une période déterminée, à l'issue de laquelle les voix sont figées et leurs détenteurs les expriment.

Le résultat est un système fluide où les voix circulent et s'accumulent après des personnes estimées les plus compétences ou représentatives parmi les votants. Les différentes méthodes habituelles de calculs peuvent être utilisées pour départager les choix : majorité absolue ou relative, méthode de Condorcet, proportionnelle, etc. La démocratie liquide est une technique de vote et non pas une méthode de calcul des voix.

La remise en question de la place de l'élu

La question que je pose au final est de déterminer quels sont désormais les places et rôles des élus dans une société où les citoyens leur reprennent une partie des responsabilités qu'ils leurs ont confié.

Le résultat fut épique : applaudissements de l'audience et outrage des élus du panel (surtout UMP, Lancar excepté car il se pose des questions similaires). Les réponses des élus ont fusé spontanément et dans le désordre. J'ai relevé entre autre :

  • Pascale Luciani-Boyer, élue UMP : « je crois au geste de mettre un bulletin dans l'urne. Pour moi c'est un geste important et vital dans notre société »
  • Daniel Nouaille : « oui mais là ce que vous proposez c'est l'anarchie ! Plus d'élus, tout le monde est chef et chacun se mêle de n'importe quoi ! »
  • un élu semblait un peu perdu, le regard fuyant, dépassé en prenant connaissance de cette question et surtout de la réaction de la salle.
  • Patrice Carré , l'animateur du panel et historien, était amusé par les réactions et partageait ce constat historique et social.

Apparemment j'ai touché un point sensible : le rôle et la porté de l'élu. Je l'explique entre autre par le fait que nombreux sont les élus qui ont choisi de faire carrière dans ce milieu, allant de mandat en mandat. Ils n'ont alors pas de « vrai métier » en dehors de celui d'être « élu ». D'où la peur engendrée par la remise en question de leur activité professionnelle. À mon sens, c'est là une partie du problème : être élu n'est pas un métier, et on ne peut donc pas y faire carrière. La société civile bénéficierait du renouvellement des personnes en charge de la piloter. Pour moi, quand un élu passe du siège de maire à celui de député, pour ensuite aller vers un siège de président de région, pour enfin redevenir maire, il ne s'agit pas d'un changement mais d'une relocalisation. La société ne bénéficie pas de l'apport de compétences et d'idées fraîches, et donc stagne.

Une autre partie du problème est qu'il n'y a pas de véritable statut juridique de l'élu, avec cotisation (chômage, retraite, etc) associées. Un élu qui arrive en fin de mandat se retrouve sans emploi, et ne peut donc compter que sur les particularités spécifiques prévues (identités de départ, caisse, etc) ou sur le soutien de son parti politique afin de leui procurer un autre mandat. Cette approche me déplait fortement car des groupes de personnes travaillent donc à maintenir leurs statuts, alors que leur principale activité doit être de travailler sur les tâches que leur a confié la société.

D'une façon générale, ce qui est ressorti de cette session est que les élus ne sont pas à l'aise avec les outils numériques et les pratiques sociales sur le net, ont peur et se sentent dépassés car en perte de contrôle.

Conclusion

Le bilan que je fais de cette journée de rencontres collectivités-entreprises est que les membres de la société civile sont très inégalement à l'aise avec les pratiques liées au numérique : valorisation des données, échanges sociaux de masse, gestion collective… Il y a (encore !) un gros travail d'information à faire sur l'impact du numérique dans la vie quotidienne. Si les collectivités locales ont pris en main leurs obligations légales, elles restent néanmoins en retrait pour accueillir les citoyens dans cette démarche d'ouverte et de collaboration.

Notes

[1] Heureusement, à part une Rageuse qui a interpellé une élue UMP sur les illuminations de Noël, ça s'est plutôt bien passé. Tendu car des positions surprenantes se sont révélées, mais correct.

[2] quel dommage que sur Twitter il soit aussi tête-à-claque, s'il faisait moins de communication politicienne, on découvrirait qu'il a des choses très intéressantes à dire.


11 décembre 2011

Bilan de début de parcours sur la mise en place des données ouvertes à Lyon

Contexte

Dans le cadre de mes activités avec le Parti Ꝓirate Rhône-Alpes pour la mise en place globale des données ouvertes à Lyon, je suis amené à rencontrer de nombreux élus, gestionnaires de collectivités, et responsables d’entreprises.

Si la première étape (rassemblement de personnes au fait des problématiques et motivées pour y répondre) de la mise en place est réalisée depuis de nombreux mois, la seconde (amorçage avec quelques partenaires industriels et administrations choisis et réactifs) est fortement bloquée. Les suivantes (implications des citoyens, établissement d'un écosystème, etc.) sont quant à elles incertaines.

Je liste ici les principaux problèmes que nous rencontrons et je tente d’y répondre par des propositions.

Problèmes rencontrés

Entreprises

Les PME & PMI sont mal informées sur les données ouvertes. Bien souvent elles ne connaissent pas cette démarche ou en ont une vision incomplète.

Les entreprises expriment de nombreuses craintes sur la publication de leurs données : harcèlement de démarcheurs commerciaux, intérêt économique de réaliser cet investissement, perte de contrôle sur l'activité, etc.

Les entreprises qui assurent des missions de service public (comme les TCL) refusent d’ouvrir leurs données les plus basiques sur les services qu’elles fournissent aux citoyens, argumentant que cela ne fait pas parti de leur contrat passé avec la ville. Elles déclarent les commercialiser selon des engagements spécifiques (non-redistribution, etc.)

Administrations

Il y a une absence flagrante de responsables dans les administrations locales : la pratique des données ouvertes y est quasi inexistante ; il n'y a donc pas d’organisation. Personne ne possède l’attribution de piloter l'ouverture des données, donc personne ne prend en charge cette question ; les services se renvoient la balle en se déclarant incompétents.

Citoyens

Les citoyens qui désirent individuellement mettre en place des initiatives de données ouvertes n'ont pas accès aux données nécessaires. Les entreprises leur claquent la porte au nez, et les administrations les promènent de service en service pour finalement les ignorer.

Propositions pour soutenir le développement des données ouvertes à Lyon

Les administrations doivent être motrices de l’amorçage de l’environnement des données ouvertes. Ce ne seront ni les entreprises (par crainte) qui seront à Lyon le moteur initial des données ouvertes, ni les citoyens (tributaires des données captives).

La collecte, la diffusion et l'utilisation de données ouvertes sauvages[1] est une solution tout à fait envisageable auprès de certaines entreprises récalcitrantes qui remplissent des missions de service public. Cette approche permet de mettre directement les entreprises en face de la question des données ouvertes, et de les obliger à prendre en compte l'évolution de la société.

Dans les administrations, il est nécessaire d'attribuer visiblement la responsabilité de la mise en place et de la gestion des données ouvertes, et ce dans une approche transversale des différents services. Le point de blocage étant ici politique, il est nécessaire de le régler à ce niveau via des personnes (élus, hauts responsables…) pouvant prendre des décisions et mettre en œuvre la démarche des données ouvertes.

Note

[1] J’appelle « données ouvertes sauvages » des données légalement mises à la disposition du public, mais non destinées par leur propriétaire à être réutilisées dans un cadre plus vaste. Par exemple, il peut s'agir d'informations sur un réseau de transport public, collectées via une aspiration de site web suivi d'une extraction. De telles données sont actuellement dans le cadre gris de la loi : pas explicitement interdites, mais pas non plus encadrées. Exemple : Indian Rail Database


10 décembre 2011

Interview pour Justine Fontaine

Dans le cadre de mes activités sur les données ouvertes à Lyon avec le PPRA, Justine Fontaine m'a interrogé pour réaliser une interview.

@article{Clauzel:2011:Zen-attitude-au-Parti-Pirate-lyonnais,
  title = {Zen attitude au Parti Pirate lyonnais},
  year = {2011},
  month = dec,
  day = 9,
  url = {https://damien.clauzel.eu/post/2011/12/10/Interview-pour-Justine-Fontaine},
  author = {Clauzel, Damien and Fontaine, Justine},
  keywords = {article, élection, Lyon, Parti Pirate, politique, presse, Rhône-Alpes, données ouvertes, transport},
  language = {french},
  abstract = {Gwendoline Desliens et Damien Clauzel seront les deux candidats du Parti Pirate aux législatives dans le Rhône. Comment le « PP » se prépare-t-il à l’abordage de ses élections (perdues d’avance?).}
}

20 novembre 2011

Interview pour Rue89Lyon : « Le Parti Pirate à l’abordage des législatives »

Je travaille depuis quelques mois à mettre en place ma candidature pour les élections législatives de 2012, afin de représenter le Parti Pirate. Apparemment, ça intéresse la presse. Suite à une discussion dans les commentaires d’un article du journal Rue89Lyon, nous avons été contacté pour répondre à quelques questions.

Ce texte a été rédigé par le Parti Ꝓirate Rhône-Alpes, avec la contribution éclairée de plusieurs membres du Parti Ꝓirate et de ses sympathisants. Contrairement à d'autres élus et partis politiques, nous l'avons préparé de façon entièrement transparente. Il n'est pas le résultat d'un copier-coller d'une fiche générique par une secrétaire, mais bien le fruit d'un travail spécifique réalisé par les personnes directement interrogées.

En regardant l'historique des contributions, vous pouvez voir nos hésitations, nos errements et nos reprises. Et nous en sommes fiers, car nous travaillons en toute honnêteté. C'est cela que nous appelons « faire de la politique différemment ».

Boucanier / Fort de deux députés européen, le Parti Pirate, né en janvier 2006 en Suède et implanté dans une quarantaine de pays, tente une percée dans le Rhône en présentant deux candidats aux prochaines législatives.",

@article{Clauzel:2011:Le-Parti-Pirate-a-l-abordage-des-legislatives,
  title = {Le Parti Pirate à l’abordage des législatives},
  journal = {Rue89Lyon},
  year = {2011},
  month = nov,
  day = 20,
  url = {https://damien.clauzel.eu/post/2011/11/20/Interview-pour-Rue89Lyon-:-«-Le-Parti-Pirate-à-l’abordage-des-législatives-»},
  author = {Clauzel, Damien and de Draï, Mickaël},
  keywords = {article, élection, Lyon, Parti Pirate, politique, presse, Rhône-Alpes, législatives},
  language = {french},
  abstract = {Boucanier / Fort de deux députés européen, le Parti Pirate, né en janvier 2006 en Suède et implanté dans une quarantaine de pays, tente une percée dans le Rhône en présentant deux candidats aux prochaines législatives.}
}

11 octobre 2011

Atelier Création d’entreprise

À force de rencontrer des personnes et de discuter avec des structures de conseil sur la création d’entreprise, je me suis laissé persuader d’inclure dans Galère autre chose que les expérimentations sur le trading nominal de bitcoin. Des gens me parlent sans cesse de brevets[1], de transferts de technologies venant de mes activités de recherche, de conseils aux entreprises pour les aider à valoriser leurs productions technologiques et scientifiques; du coup j'inclus tout ça en fourre-tout dans le projet, et on verra. Eh, si c'était plus structuré, ça serait moins drôle :)

Par un cheminement compliqué, je me suis retrouvé à participer à l’atelier « Création d’entreprise » du Pôle Emploi. Au programme, 3 heures ultra longues de monologue.

Création d’entreprise au Pôle Emploi

Pôle Emploi :

  • sensibilisation de la création d’entreprise
  • orientation vers les structures
  • bla bla bla… intervenant SOPORIFIQUE À MORT

La CCI :

  • réunion « s’informer pour entreprendre »
  • 3 heures, gratuit

Utilisation du DIF de l’employeur précédent (« DIF portable ») pour formation/accompagnement à la CCI.

« Espace Entreprise », service du développement économique, Ville de Villeurbanne :

  • 50 rue Racine, Villeurbanne
  • accompagnement
  • RDV avec avocat d’affaires et expert-comptables pour aide
  • antenne de la CCI

Paperasse

Association ADL :

  • 13 rue Docteur Ollier, Villeurbanne
  • dossier NACRE gratuit

Structure CREONS SCOP :

  • gratuit pour villeurbannais
  • 25 rue du Bat d’argent, Lyon 1e

Le processus de création d’entreprise

Adéquation homme/projet

  • faire le bilan personnel et professionnel
  • formaliser l’idée
  • repérer les opportunités
  • lister les contraintes légales et humaines
  • utiliser les structures d’aides pour servir de miroir cognitif

Le Pôle Emploi propose des prestations gratuites :

  • bilan de compétences avancé
  • évaluation dans le milieu de travail

Étude de marché + étude technique de moyens

But :

  • valider la faisabilité commerciale de l’entreprise
  • positionnement sur le marché
  • établissement du CA prévisionnel
  • identifier :
    • marché : organisation des acteurs, tendances, réglementation, géographie
    • concurrent : directs et indirects, offres, positionnement, implantation, politique commerciale
    • clients : profiles
    • réseaux : entreprises amont et aval de l’activité
  • établir stratégie commerciale

Étude de marché :

  • quoi
  • à qui vendre
  • clients : nombre, lieux, habitudes, besoins, contraintes
  • concurrence directe et indirecte : gamme produits, prix, horaires, SAV, communication
  • fournisseurs
  • prescripteurs
  • où s’installer
  • comment vendre : stratégie de communication
  • combien : prix, coût de production, moyens de travail, CA escompté, nombre de clients potentiels

Voir les fiches professionnelles de l'APCE.

TI-82

Étude financière

Le dossier financier en 4 parties :

  • plan de financement initial (PFI)
  • compte de résultat prévisionnel (CRP)
  • plan de trésorerie
  • plan de financement sur 3 ans : autofinancement, investissement en matériel…

PFI : tableau équilibré (cf page 13 du livret PE« Organiser son projet de création ou de reprise d’entreprise »)

  • besoins
  • ressources

CRP : tableau équilibré, par perte ou bénéfice (cf page 15 du livret PE« Organiser son projet de création ou de reprise d’entreprise »)

  • charges : exploitation, externes (loyer, assurances, frais de transport, publicité), salaires + charges sociales, impôts et taxes
  • recettes : chiffre d’affaire

Charges sociales : 46% du CA avant impôts et taxes → travailleur non-salarié → régime social RSI → pas d’assurance-chômage → pertinence d’une assurance personnelle

µ-entreprise : pas un statut mais une option fiscale

⚠ Penser à l’ACCRE lors de la création si éligible

Étude juridique, sociale et fiscale

pas vu, plus le temps

Recherche de financements et d’aides

pas vu, plus le temps

Les formalités de création

pas vu, plus le temps

Lancement du démarrage de l’activité

pas vu, plus le temps

Notes & conclusion

Je prend note : cet atelier ne sert qu’aux personnes qui se réveillent un matin en se disant « tiens, et si je créais mon entreprise » ? Cela vient aussi du fait que l’atelier était chargé en personnes, chacune avec un profile, des objectifs et un avancement différents. Du coup, il était très difficile d’échanger; pas grand chose en commun entre une personne qui veut ouvrir un point chaud, une qui fait du transfert de technologies, une qui fait de la vente… Rien d’inintéressant, mais rien non plus d’utile pour moi. Il s’agissait d’une présentation générale du processus de création d’entreprise.

Au Pôle Emploi, ils n’aiment pas le statut d’auto-entrepreneur : très peu de personnes qui se lancent dedans génèrent suffisamment de bénéfices pour vivre.

Et bien sur, toujours, ça parle d’activité « sur INTERNET ». Genre, le net est un univers à part…

Comme souvent, j’étais le seul avec un ordinateur, mais c’était bourré d’iPhones et les gens relevaient leurs mails.

Les autocollants du Parti Ꝓirate font toujours autant d’effet :P

Sieste de chat-ninja

Tout le travail préparatoire à faire me donne envie de faire comme le chat : une sieste… Monter (correctement) une entreprise (crédible) en même temps que bosser, ça demande une énergie folle.

Bonus : dans les toilettes pour hommes du Pôle Emploi, il y a un très joli câble ethernet (CAT 5E) qui descend du faux-plafond pour disparaître dans le faux-plancher. Avec 5 minutes, une bonne pince coupante et un connecteur, on pourrait en faire des choses… ;P

TODO :

  • faire une étude de marché propre : mon activité est peu connue donc il faut savoir où je mets les pieds
  • monter le business plan ; même sans besoin de financement ça permettra d’estimer le niveau de génération de profits
  • potasser la réglementation sur la Jeune Entreprise Innovante
  • regarder du côté du régime de la micro-assurance
  • voir module EPCRE (Évaluation Pour la Création et la Reprise d’Entreprise) et stage I-Declic auprès de la région

Note

[1] brevets qui, je le rappel, n’existent pas sur les logiciels


7 octobre 2011

Attaque juridique sur la tz database et ses conséquences pour le monde entier

Qu’est-ce qui s’est passé ?

Ce 30 septembre 2011 s’est produit un événement rare, d’une ampleur catastrophique pour le monde entier. Et personne ne l’a su, en dehors d’informaticiens spécialisés (administrateurs systèmes, gestionnaires de distribution de logiciels, etc.) et compétents[1].

La législation sur la propriété intellectuelle a failli déstructurer non seulement internet, mais aussi la quasi totalité des ordinateurs du monde entier. Je n’ai pas l’habitude des exagérations inutiles, donc moi-même je me surprend à écrire des choses pareilles. Et pourtant, c’est vrai.

La société américaine Astrolabe qui publie des ouvrages d'astrologie et des atlas a abusé utilisé le droit américain sur la propriété intellectuelle pour mettre hors-ligne et faire cesser l’activité autour de la tz database. Cela ne vous parle absolument pas, et c’est normal : il s’agit d’une partie de l’informatique très précise qui ne concerne pas directement les utilisateurs finaux.

La tz database ?

La tz database est un ensemble d'informations techniques sur les fuseaux horaires dans le monde. Ces informations sont utilisées partout en informatique : Détail d'horloge murale

  • Chaque fois que vous indiquez la ville où vous vous trouvez, par exemple, Europe/Paris, vous utilisez la tz database.
  • Chaque fois qu'un de vos appareils se met à l'heure automatiquement, par exemple votre magnétoscope, vous utilisez la tz database.
  • Chaque fois que vous consultez un site web votre ordinateur et celui en face se réfèrent à la tz database.
  • Chaque fois que vous notez un rendez-vous dans votre agenda électronique, vous utilisez la tz database.
  • Chaque fois que vous dépendez d'un appareil médical qui permet de vous maintenir en vie, vous pouvez être sur qu'il utilise la tz database.
  • Chaque fois que vous téléphonez, vous utilisez la tz database.
  • Chaque fois que vous prenez l'avion, vous utilisez la tz database.
  • Chaque fois que vous allumez la lumière dans une pièce, vous pouvez être sur que c'est grâce à des ordinateurs qui utilisent la tz database.

La tz database a été mise en place par Arthur Olson en 1986, pour permettre de disposer en un seul d'endroit des informations nécessaires pour gérer la data et l'heure sur les dispositifs informatiques. Avoir une seule source d'information permit à l'époque de factoriser de nombreux efforts éparpillés et de résoudre les problèmes de synchronisation. Ce projet s'est révélé être tellement pratique qu'il a été ensuite utilisé par l'ensemble des équipements qui utilisent de l'informatique; et qui donc s'appuient sur la notion de temps. De nos jours, on retrouve l'utilisation de la tz database dans la quasi totalité des équipements informatiques.

La tz database est gérée dans la grande tradition du libre : ouverture et transparence totale. N'importe qui peut rejoindre le projet, discuter de la structuration des données, participer au travail de collecte et de vérification des informations, réfléchir sur l'évolution de la gestion du temps (année bissextile, ajout et retrait de seconde pour compenser la rotation de la Terre, etc). Il est donc aisé pour n'importe quelle personne de contrôler la qualité du travail accompli et de le réutiliser.

Par une de ces bizarreries dont l'histoire a le secret, la tz database est hébergée par le NIH, ce qui convient très bien. De plus, elle est libre de toute contrainte politique et ne dépend d'aucun organisme. Ce qui correspond parfaitement aux besoins [2].

La bonne gestion de la tz database est importante car chaque année plusieurs dizaines de modifications y sont apportées : des pays sont créés et supprimés, des décisions politiques sont mises en œuvre pour limiter la consommation d'énergie (horaire été/hiver), des zones géographiques sont réaménagées, des tremblements de terre affectent la rotation de la planète, etc.

Conséquences de l'attaque juridique sur la tz database

La tz database est alimentée par des informations publiques : des lois sont votées, des arrêtés sont pris, des calculs scientifiques sont publiés… Son contenu n'est donc pas soumis à de quelconques règles d'exclusivité. En fait, c'est même l'inverse : ces informations doivent absolument être diffusées. Et au niveau international, la question politique du temps est plutôt bien gérée. Bref, rien à signaler.

Tout le monde (ou presque) dépend des informations de cette base de données. L'armée, la police, les secours aux personnes, la médecine, les transports, les entreprises, les particuliers… il n'y a aucun domaine couvert par l'informatique qui ne soit pas concerné. Et donc, la législation sur la propriété intellectuelle a failli supprimer et bloquer tout usage ultérieur de ces informations. Vous réalisez maintenant ce qui a affolé les informaticiens ?

kilo-étalon

Supprimer cette base de données équivaut à supprimer le kilo-étalon du Bureau international des poids et mesures et à interdire l'usage de sa dimension. Il n'y aurait alors plus de référence pour calibrer les machines-outils, et les conséquences seraient aussi dramatiques qu'immédiates dans tous les secteurs. Il se passe actuellement une chose similaire au niveau du temps : sa référence (ou plus précisément la grille qui permet de l'interpréter) est supprimée.

Naturellement, les informaticiens ont mis en place des procédures temporaires pour préserver le temps[3] et réfléchissent à une réorganisation de la gestion du projet pour que cela ne soit pas reproductible. Mais le problème initial demeure, à savoir que de plus en plus des actes juridiques aberrants attentent non seulement aux libertés fondamentales, mais mettent aussi en danger notre vie quotidienne.

Que des avocats agissant au nom d'une société aient pu mettre à genoux le temps, simplement en ayant une mauvaise connaissance du sujet qu'ils traitent et en abusant d'une législation créé pour protéger la rente culturelle des grands groupes internationaux, est inacceptable.

Solution(s)

Une solution serait de faire avancer les réformes sur le droit d'auteur, la protection des œuvres, et de poursuivre la législation sur les droits et devoir des hébergeurs internet afin que cette situation ne puisse pas se reproduire. C'est le but des lois DADVSI, HADOPI et LCEN. Malheureusement cette approche est vouée à l'échec, de part la nature de la technique du numérique et de celle du travail législatif. Il va vraiment falloir que le législateur accepte le fait qu'il ne peut pas simplement « réguler internet ».

Plus prosaïquement, une solution pratique serait de supprimer la propriété intellectuelle sur les œuvres de l'esprit, les logiciels, et les brevets. Pan. Ah oui, c'est vrai : cela ne plairait pas à Vivendi Universal. Donc à la place on préfère conserver une loi qui permet de casser tous les appareils informatiques avec une simple lettre de 5 pages envoyée de l'autre côté de l'océan par une personne sur laquelle on n'a aucun contrôle.

Notes

[1] Si vous êtes directement concerné et que vous n'êtes pas au courant de cette histoire, posez-vous sérieusement la question de votre qualification… vraiment.

[2] Imaginez que vos dispositifs informatiques dépendent du bon vouloir politique d'un pays tiers ; vous apprécieriez ? Je ne pense pas ; donc c'est très bien que la politique reste en dehors du projet.

[3] Ah, l'informaticien, ce héros des temps modernes. Il passe sa vie à Sauver le Monde, et le grand public ne le sait jamais.


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