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4 juin 2012

Interview radio pour Lyon Capitale : "ACTA est mort. Comment l’évacuer proprement ?"

Dans mes activités pour le développement de l'innovation à Lyon, Je croise régulièrement Florent Deligia (le « monsieur numérique de la presse lyonnaise »). il faut dire aussi que ce sont souvent les mêmes têtes qui reviennent quand il s'agit de travailler sur des projets technologiques.

Nous avons donc fait le point sur des sujets d'actualité : les données ouvertes, le Parti Pirate — national et local —, les élections législatives, municipales et européennes, et ACTA. Le résultat est une longue interview audio où j'espère ne pas avoir dit trop de bêtises[1].

Vous êtes tous geek reçoit Damien Clauzel, membre du Parti pirate, candidat aux élections législatives dans la 6e circonscription du Rhône. Au micro de Lyon Capitale, il nous explique la démarche du Parti pirate tout en détaillant le programme de ce mouvement relativement jeune. Difficultés de concilier les diverses personnalités aux seins du Parti pirate, ambitions pour les prochaines élections municipales de Lyon, ACTA ou bien encore Open Data, Damien Clauzel aborde avec nous les sujets du moment. Un entretien à écouter et/ou à télécharger.

@article{Clauzel:2012:Damien-Clauzel-du-Parti-pirate-ACTA-est-mort-Comment-l-evacuer-proprement,
  title = {Damien Clauzel du Parti pirate : "ACTA est mort. Comment l’évacuer proprement ?"},
  journal = {Lyon Capitale},
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  author = {Clauzel, Damien and Deligia, Florent},
  keywords = {article, ACTA, Lyon, Lyon Capitale, élection, législative, municipale, européenne, données ouvertes, OpenData69, Parti Pirate, politique, presse, Villeurbanne},
  language = {french},
  abstract = {Vous êtes tous geek reçoit Damien Clauzel, membre du Parti pirate, candidat aux élections législatives dans la 6e circonscription du Rhône. Au micro de Lyon Capitale, il nous explique la démarche du Parti pirate tout en détaillant le programme de ce mouvement relativement jeune. Difficultés de concilier les diverses personnalités aux seins du Parti pirate, ambitions pour les prochaines élections municipales de Lyon, ACTA ou bien encore Open Data, Damien Clauzel aborde avec nous les sujets du moment. Un entretien à écouter et/ou à télécharger.}
}

Note

[1] En fait, je sais avoir fait un lapsus; saurez-vous le découvrir ? :)


28 mai 2012

Interview pour la Tribune de Lyon : Élections législatives. Damien Clauzel : "Avec cette élection, le Parti Pirate fait son coming-out politique"

Jérémy Chauche m'a interpellé sur Twitter pour me demander de lui parler du Parti Pirate Rhône-Alpes dans cette élections législatives à Lyon. Voici le résultat.

Pour la première fois en France le Parti Pirate, fondé en 2008, présentera une centaine de candidats aux élections législatives dont huit dans le Rhône. Damien Clauzel est l'un d'entre eux. Ce chercheur en informatique de 34 ans se présentera dans la 6e circonscription du Rhône (Villeurbanne). Il revient sur les raisons qui l'ont poussées à se présenter aux législatives et sur les thématiques qu'il espère faire émerger...

Pour la première fois en France, le Parti Pirate présente des candidats aux législatives car nous sommes de plus en plus à ne pas se sentir représentés par nos hommes et femmes politiques. Je constate notamment que sur les pratiques liées au numérique, il y a une grande méconnaissance de la part de nos politiques. Avec cette centaine de candidatures en France, le Parti Pirate veut mettre le pied dans la porte pour faire émerger toutes les thématiques liées au partage et à la libération des données et plus globalement à la propriété intellectuelle. La plupart de nos candidats viennent du monde l'informatique, des sciences et du logiciel libre mais petit à petit d'autres personnes s'intéressent à nos idées. On est un peu comme les Verts dans les années 80, on construit notre projet de société petit à petit. Après, je suis réaliste et je sais très bien que nous avons aucune chance d'avoir ne serait-ce qu'un seul élu à l'Assemblée Nationale. Nous voulons gagner en visibilité et pourquoi pas obtenir des subventions si au moins 50 de nos candidats dépassent 1 %. En bref, avec cette élection, le Parti Pirate fait son coming-out politique. Notre objectif à moyen terme reste les élections européennes car c'est à Strasbourg que se décident les lois cadres qui sont ensuite déclinées au niveau national.

Bonus : sur la photo qui illustre l'article, les fans auront bien sur reconnu le t-shirt « Cat Power Alchemy » de Maliki ;)

Untitled
@article{Clauzel:2012:elections-legislatives-Damien-Clauzel,
  title = {Élections législatives. Damien Clauzel : "Avec cette élection, le Parti Pirate fait son coming-out politique"},
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  author = {Clauzel, Damien and Chauche, Jérémy},
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  language = {french},
  abstract = {Pour la première fois en France le Parti Pirate, fondé en 2008, présentera une centaine de candidats aux élections législatives dont huit dans le Rhône. Damien Clauzel est l'un d'entre eux. Ce chercheur en informatique de 34 ans se présentera dans la 6e circonscription du Rhône (Villeurbanne). Il revient sur les raisons qui l'ont poussées à se présenter aux législatives et sur les thématiques qu'il espère faire émerger...}
}

21 mai 2012

Comment utiliser Doodle sans énerver la Terre entière

Doodle est un outil en ligne populaire qui permet de réaliser collectivement une prise de décision. S’il est simplissime à utiliser, la mise en place d’un sondage comporte plusieurs écueils à éviter.

Les recommandations générales

Définir la période pour exprimer ses possibilités. La question est posée durant un laps de temps précis, le doodle est alors clôt, une réponse est retenue et communiquée aux participants, puis on passe à autre chose. Il ne faut pas laisser traîner le sondage car l’incertitude est justement ce que l’on cherche à éviter en demandant à chacun d’exprimer son avis.

Limiter les réponses possibles. Personne n’aime fouiller dans des listes de 60 options pour faire une sélection. Cet outil technique n’est pas là pour résoudre votre problème humain de coordination, mais simplement pour appuyer sa résolution.

Utiliser systématiquement l’option oui/non/si nécessaire. La vie des personnes est souvent ajustable… pour peu qu’on s’y prenne suffisamment tôt. Ainsi un « non » signifie véritablement non, et un « oui » véritablement oui. Entre les deux, on rend le flou explicite et on prend en compte les difficultés des gens.

Le cas des réunions

Doodle est plus adapté aux groupes de personnes sans de nombreuses contraintes temporelles individuelles. Pour les personnes au sein d’une entreprise, il est préférable d’utiliser les outils associés aux agendas partagés des collecticiels : ils permettent la recherche automatique de créneaux libres, la réservation de salle et de matériel, etc.

Plus spécifiquement, pour les choix de date et heure d’une réunion, on restera efficace en gardant le doodle simple.

Ne pas surcharger la grille des réponses. Faire des aller-retours entre son agenda personnel et le doodle est laborieux. il convient de proposer une liste restreinte de choix. Pour les possibilités de réunion, le rôle du doodle est de permettre le choix final, et non pas de les dégrossir.

Proposer des créneaux complets de réunion et non des petits bouts qu’on assemble. Par exemple 13h30 → 16h00 et non pas 13h30 → 14h00, 14h00 → 14h30, 14h30 → 15h00, 15h00 → 15h30, 15h30 → 16h00. La seconde solution est certes plus modulable, mais en pratique elle est aussi beaucoup plus casse-pieds : elle oblige à répondre 5 fois au lieu d’une. Également, les gens peuvent arriver un peu avant ou un peu après. Le choix d’un créneau permet d’y placer la réunion sans nécessairement coller aux moments de début et de fin.

Limiter l’étendue de la plage de réponse. Étaler les possibilités de réunion sur des semaines entières est contre-productif lorsque l’on souhaite rassembler des personnes. Un des objectifs du doodle est d’arriver à un arbitrage (que l’on espère consensuel) en forçant la prise de décisions explicites, il convient donc de proposer une période resserrée − par exemple 2 semaines.

Et les autres outils ?

Il existe des outils libres semblable à Doodle − comme FramaDate, 10PO et Papillon. Certains apportent des options supplémentaires comme le vote pondéré, mais aucun ne propose une interface agréable à utiliser et des options importantes manquent : intégration dans les outils d’agenda (exportation iCalendar, synchronisation iCal/Google, etc),


15 mai 2012

Interview pour la radio RCF Lyon Fourvière, Journal local, Émission du 15/05/2012

Me mettant en retard à mon cours (mais pour la bonne cause), Mathieu RUIZ BARRAUD m'a posé quelques questions sur le Parti Pirate Rhône-Alpes, les candidatures que nous présentons à Lyon, et quelles sont nos propositions.

Le résultat est un passage à RCF Lyon Fourvière, dans le Journal local, émission du 15 mai 2012, de 5min 33s à 6min 57s. Nous avons enregistré le 14 mai 2012, pour l'émission du 15 mai 2012.

@article{Clauzel:2012:Damien-Clauzel-parle-du-Parti-Pirate-aux-elections-legislatives-de-juin-2012,
   title = {Journal local},
   year = {2012},
   month = may,
   day = 15, 
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   author = {Clauzel, Damien},
   publisher = {RCF Lyon Fourvière},
   keywords = {interview, législatives, Parti Pirate, radio, RCF, élection},
   language = {french},
   abstract = {Damien Clauzel parle du Parti Pirate aux élections législatives de juin 2012},
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14 mai 2012

Interview pour le magazine Capital : « Les 50 Lyonnais qui font parler d'eux : Damien Clauzel »

2012-05, Capital, n°248 Spécial Lyon, page 150, Les 50 Lyonnais qui font parler d'eux

En mars, j'ai accordé une interview au magazine Capital qui est paru en mai. L'idée pour le magazine est de présenter des acteurs qui « font » Lyon, sur la même approche que l’interview pour Acteurs de l’économie.

L'article présente brièvement des sujets défendus par le Parti Pirate Rhône-Alpes — portés ensuite par le Parti Pirate Lyon — , et de mes activités : recherche, enseignement et entrepreneuriat.

Damien Clauzel, 33 ans, président du Parti pirate

La comparaison avec les verts des années 1980 lui va bien : « Au début, ils ne parlaient que d’écologie, puis ils ont gagné en compétence pour proposer un projet de société. C’est ce à quoi nous aspirons. » Pour Damien Clauzel, le Parti pirate — un mouvement venu de Suède — n’est pas qu’un groupe de geeks hostiles à la loi Hadopi. La lutte contre les caméras de surveillance ou l’accès effectif aux données publiques, pour que « les citoyens s’approprient mieux la vie politique », sont aussi dans le programme que défendront « trois ou quatre » en Rhône-Alpes. Ce prof d’informatique, voyageur et touche-à-tout, enfile ses autres casquettes avec le même enthousiasme : il fait du conseil en entreprises et vient de monter sa propre structure de R & D.

Par contre, précision :

  • mon entreprise Galère n'est pas encore en place. Mais je travaille sur ce projet ;
  • je suis également (et surtout) chercheur en informatique ;
  • je ne suis pas « président du Parti pirate » mais fondateur du Parti Pirate Rhône-Alpes et je développe actuellement le Parti Pirate Lyon ;
  • à mon poignet, ce n'est pas une Rolex mais une Seiko Arctura kinetic 5M42-0E39, offerte pour mes 20 ans. J'ai encore 16 ans pour réussir ma vie ;)

Lire l’interview archivée.

@article{Clauzel:2012:Les-50-Lyonnais-qui-font-parler-d-eux,
   title = "Les 50 Lyonnais qui font parler d'eux : Damien Clauzel",
   journal = "Capital",
   year = "2012",
   month = may,
   volume = "248",
   pages = {150},
   url = {https://Damien.Clauzel.eu/post/2012/05/14/Interview-pour-le-magazine-Capital-:-«-Les-50-Lyonnais-qui-font-parler-d-eux-:-Damien-Clauzel-»},
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   url = {http://www.capital.fr/enquetes/hommes-et-affaires/les-50-lyonnais-qui-font-parler-d-eux-en-bien-ou-pas-746881/%28offset%29/2},
   author = "Clauzel, Damien and Capital",
   keywords = "article, Lyon, Capital, Parti Pirate, politique, presse, interview",
   language = {french},
   abstract = "Damien Clauzel, 33 ans, président du Parti Pirate",
}

28 avril 2012

Article dans le Progrès de Villeurbanne : Damien Clauzel, 34 ans, chercheur à Lyon 1 et blogueur

Un peu par hasard, j'ai reçu une demande d'interview du journal local Le progrès, édition Villeurbanne pour alimenter la chronique Villeurblog sur les blogueurs de Villeurbanne. Je me suis bien sûr prêté au jeu.

Une petite correction : je suis sur le net depuis 1989[1], et blog depuis 1999[2].

Le Progrès-Villeurbanne - 28-04-2012 - page 33 - Damien Clauzel, 34 ans, chercheur à Lyon 1 et blogueur

@article{Clauzel:2012:Damien-Clauzel-34-ans-chercheur-à-Lyon-1-et-blogueur,
	title = {Damien Clauzel, 34 ans, chercheur à Lyon 1 et blogueur},
	year = 2012,
	month = apr,
	day = 28,
	url = {https://damien.clauzel.eu/post/2012/04/28/Article-dans-le-Progrès-de-Villeurbanne-:-Damien-Clauzel,-34-ans,-chercheur-à-Lyon-1-et-blogueur},
	url = {http://www.leprogres.fr/rhone/2012/04/28/damien-clauzel-34-ans-chercheur-a-lyon-1-et-blogueur},
	author = {Ficher, Laurence and Clauzel, Damien},
	keywords = {Villeurbanne, blog, présentation},
	language = {french},
	publisher = {Le Progrès - Villeurbanne},
	pages = {33},
}

Notes

[1] Ah, la joie simple des mails qu'il fallait uuencoder pour faire passer les accents, et spliter par paquets de 64ko pour éviter de se faire coincer dans les tuyaux… :)

[2] mais vous ne verrez pas ces archives, elles sont personnelles


19 avril 2012

Participation du collectif OpenData69 à la conférence www2012, sur les données ouvertes

Le collectif OpenData69, qui travaille pour la mise en place des données ouvertes à Lyon (et plus largement dans le Rhône) avait un créneau à la conférence internationale du web www2012.

Malheureusement, j'étais bloqué en réunion de projet mais Samy Rabih a fièrement présenté le travail du collectif dans une intervention nommée « OpenData : la libération des données ».

@misc{OpenData69:2012:OpenData-la-liberation-des-donnees,
	title = "OpenData : la libération des données",
	year = "2012",
	month = apr,
	day = 19,
	url = {https://damien.clauzel.eu/post/2012/04/19/Participation-du-collectif-OpenData69-à-la-conférence-www2012,-sur-les-données-ouvertes},
	author = "Clauzel, Damien",
	keywords = "Lyon, opendata, données ouvertes, OpenData69, Rhône, www2012",
	language = {french},
	abstract = "Présentation durant la conférence www2012",
}

8 avril 2012

Fin du remboursement de l'homéopathie

La Sécurité Sociale est un secteur qui revient très régulièrement dans la liste des cibles prioritaires de reformes budgétaires. Au regard des restrictions mises en place, il est tout à fait normal de s’intéresser au plus près des lignes de budgets. Il n'est pas seulement question des remboursements, mais aussi du financement de la recherche scientifique, des impôts des grandes industries, et de la tenue budgétaire du secteur de la santé.

Ainsi, on peut se pencher sur le service médical rendu de chaque produit pharmaceutique, et dans le cadre d'une démarche validée scientifiquement de déterminer si un produit a un effet désirable suffisamment efficace. Tout comme régulièrement des médicaments sont supprimés ou remplacés par d'autres car ils deviennent obsolètes ou sont finalement examinés en profondeur, il n'y a pas de raison que l'homéopathie y échappe.

C'est pourquoi l’Académie nationale de médecine a demandé en 2004 le déremboursement des préparations homéopathiques en les classant comme appartenant à une « méthode obsolète » établie sur des « a priori conceptuels dénués de fondement scientifique » et compare l’homéopathie à « une doctrine à l’écart de tout progrès »[1].

Quant à lui, le KCE « recommande de réserver l’accès à cette pratique aux titulaires d’un diplôme de médecin » et conclu que « les traitements homéopathiques n’ayant pu démontrer de manière scientifique la moindre efficacité supérieure au placebo pour aucune indication médicale, il n’est pas recommandé de mettre leur remboursement à charge de l’assurance maladie obligatoire »[2].

Quand les chercheurs rient de l'homéopathie… :)

L'épistémologie médicale permet de construire un jugement neutre et objectif en se basant sur des faits sans a priori. Si les produits homéopathiques répondaient avec succès aux exigences de la médecine, très bien. Mais ce n'est pas le cas et ils doivent être traités pour ce qu'ils sont : du sucre. La simple croyance en un produit (qui relève d'un principe personnel comme toute croyance) ne peut se faire sans un regard critique dessus. On ne doit pas accorder une confiance aveugle à un produit juste parce qu'il est bien présenté, mais parce qu'il a démontré d'une façon suffisante et irréfutable son efficacité grâce à une méthodologie reconnue et validée[3]. Tous les médicaments et traitement doivent suivre ce même principe. L'homéopathie ne répond pas à ces critères.

Je propose l'arrêt du financement direct et indirect de l'homéopathie, et l’alignement de son taux de remboursement sur celui des placebos.

Naturellement, il ne s’agit pas d’interdire la production et la commercialisation des produits homéopathiques. Ils continueront d’être librement vendus en pharmacie — où des professionnels de la santé apportent conseils et recommandations — mais seront simplement remboursés au même titre qu’un produit classé comme placebo.

En France, les produits homéopathiques sont remboursés à hauteur de 30 %[4]. L’argent récupéré permettrait, au choix, de réduire le déficit de la Sécurité Sociale, d’améliorer l’accompagnement des malades dans les pathologies lourdes, de mieux rembourser des médicaments, etc.

Ce n'est pas un détail : les laboratoires pharmaceutiques obtiennent des crédits d'impôt, la Sécurité Sociale rembourse les produits homéopathiques, les visiteurs médicaux les recommandent aux médecins pour les prescrire aux patients. Il faut bien réaliser que chaque euro qui part dans l'homéopathie est un euro de moins pour la médecine sérieuse. La question qui oppose la recherche scientifique médicale et l'industrie de la santé est précisément cette question d'argent : est-ce justifié de financer, subventionner et rembourser les produits homéopathiques alors qu'il n'y a pas de validation reconnue par la communauté scientifique médicale ?

En l'état, les réflexions actuelles ne vont pas dans le sens de l'interdiction de l'homéopathie (tant qu'elle ne représente pas une pratique dangereuse et trompeuse), mais vers un arrêt de tout financement direct et indirect de la filière. La communauté scientifique s’accorde pour dire que l'effet des produits homéopathiques est le même que celui du placebo auquel ils étaient comparés : une amélioration de l’état d’un patient ne peut être spécifiquement reliée au traitement lui-même[5]. En matière de santé, il convient de s'en tenir à la raison et non à la passion.

Notes

[1] Maurice Guéniot, Faut-il continuer à rembourser les préparations homéopathiques ? Juin 2004

[2] KCE, État des lieux de l’homéopathie en Belgique. 2011

[3] CRIOC, Les médecines alternatives. 2012

[4] Assurance Maladie, Relevé et taux de remboursement

[5] Aijing Shang MD,Karin Huwiler-Müntener MD,Linda Nartey MD,Peter Jüni MD,Stephan Dörig,Jonathan AC Sterne PhD,Daniel Pewsner MD,Prof Matthias Egger MD, Are the clinical effects of homoeopathy placebo effects? Comparative study of placebo-controlled trials of homoeopathy and allopathy. The Lancet, 27 August 2005 (Vol. 366, Issue 9487, Pages 726-732). DOI: 10.1016/S0140-6736(05)67177-2


7 avril 2012

Décentralisation de l'État

Si 82% de la population française vie en dehors de l’île de France, l’intégralité des ministères et institutions nationales françaises s’y trouvent pourtant.

L’état a entrepris en 1982 de généraliser le processus de décentralisation industrielle entamée dans les années 1960[1][2], mais ce projet stagne[3][4] : les paroles ne sont pas suivies par des actes. Il y a eu certes quelques réalisations — telles des lois sur l’autonomie financière de collectivités territoriales, ou encore les IEP à Strasbourg, Reims et autres [5] — mais cela reste anecdotique au regard de la centralisation maintenue en place[6].

En m’appuyant sur ce constat de concentration des compétences et des idées, une idée que je soutiens est de fragmenter les petits cercles parisiens pour les enrichir d’idées et de techniques fraîches.

Le Parti Ꝓirate aime la répartition des pouvoirs et la lutte contre les monopoles, quels qu’ils soient. Permettre au reste de la France — en commençant par la métropole pour ensuite l’étendre à l’Outre-mer — d’accéder à la richesse et au dynamisme qu’apporte la présence d’un ministère ou d’une grande institution est une volonté naturelle.

Décentralisation et réforme des collectivités

Je propose de reprendre le travail de décentralisation en relocalisant les ministères en Province.

De nos jours, les communications sont aisées et permettent un réel travail qui implique des partenaires multiples; les entreprises françaises le font chaque jour. Les lignes TGV fournissent également des déplacement rapides et aisés, tout en permettant de travailler dans de bonnes conditions durant les trajets[7]. Il est tout à fait réalisable pour la France d’avoir, par exemple, le ministère de l’Éducation Nationale à Lille, le ministère de la Santé à Lyon, le ministère de la Pêche à Marseille, le ministère de la Justice à Bordeaux, etc. Les ministères qui assurent les fonctions critiques de l’état[8] — resteraient en revanche à Paris afin de maintenir les interactions fortes avec le gouvernement.



Les difficultés envisagées sont :

  • l’opposition d’élus et hauts fonctionnaires qui refuseraient de manquer une partie de la vie politique parisienne ;
  • l’impact sur la vie de famille des fonctionnaires, provoqué par les déménagements nécessaires.

Les gains réalisables sont :

  • des plus-value foncières : la vente de grands bâtiments en plein cœur de Paris permettra de financer l’achat de locaux neufs et adaptés dans des villes où le marché immobilier est plus abordable ;
  • le soutien aux entreprises de services locales : maintenance, entretien, etc. ;
  • la relance de la décentralisation. Elle stagne actuellement, le gouvernement doit donner l’exemple ;
  • le rapprochement des élus et administrations vers les citoyens.

On constate que les principaux points de blocage sont humains. Délicats, donc, mais pas insurmontables. La question est alors : oserons-nous finir la décentralisation ?

Notes

[1] Assemblée nationale, La décentralisation (1789 - 2010)

[2] Wikipédia, Décentralisation en France

[3] Line Arsenault, Les grandes étapes de la décentralisation en France. 2005

[4] Bernard Guesnier, Vingt cinq années de décentralisation en France : bilan et perspective pour l’action publique territoriale. 2008

[5] Wikipédia, Science Po

[6] Wikipédia, Gouvernement François Fillon (3)

[7] Bonus : lorsque les élus et hauts fonctionnaires se mettront à voyager régulièrement en TGV, on pourra être sûrs que la SNCF fera tout son possible pour que ses trains recommencent à circuler à l’heure…

[8] non pas que la recherche, l’industrie ou la culture ne soient pas vitales pour la France, mais vous comprenez ce que je veux dire, n’est-ce pas ?


16 mars 2012

Participation au Printemps de l'entreprise

J'ai été invité à intervenir durant la 8e édition du Printemps de l'entreprise à Vannes. 200 organisateurs sur 6 mois (étudiants, chefs d'entreprise, enseignants)

Participants : surtout des étudiants, quelques enseignants et une pincée d'industriels. Fait intéressant : plusieurs enseignants étaient aussi des élus locaux.

Interventions

Conférence plénière : Des données ouvertes pour l'agglomération

Les principales questions et remarques ont porté sur l'impact des données ouvertes sur la société et l'entreprise : la visibilité de ce qui était auparavant dans l'ombre (mais accessible) inquiète parfois. Exemple : publication sur internet des évaluations des enseignants par les élèves, et moyennes des promotions. Problème d'image publique de l'université dans le cadre de l'autonomie des universités (contrainte d'attractivité vis à vis des étudiants).

Une autre remarque intéressante à concerné la notion de vie privée telle qu'elle existe auprès des adolescent actuels (partage massif au sein de petites communautés fermées); comment ces jeunes travailleurs pourront être intégrés demain en entreprise, où les pratiques actuelles sont complètement différentes.

@misc{Clauzel:2012:Donnees-ouvertes-pour-agglomeration,
        title = "Des données ouvertes pour l’agglomération",
        year = "2012",
        month = mar,
        day = 16,
        url = {https://damien.clauzel.eu/post/2012/03/16/Participation-au-Printemps-de-l-entreprise},
        author = "Clauzel, Damien",
        keywords = "données ouvertes, Parti Pirate, Vannes, OpenData69",
        language = {french},
        abstract = "Introduction à discussion sur les données ouvertes locales. Présentation du domaine, de l'environnement local, des réalisations attendues",
}

Atelier : approfondissement par le concret des données ouvertes pour l'agglomération

J'ai ensuite animé un atelier portant sur le même thème, qui nous a permis d'approfondir les questions concrètes sur la mise en place des données ouvertes, avec principalement un angle social (perception réflexive des citoyens, changement de mentalité à apporter, culture de l'acceptation de l'échec, etc).

Avec un élu et des étudiants, nous avons explorer l'impact que pourrait avoir la mise en place des données ouvertes à Vannes, ainsi que dans la vie universitaire.

Le déplacement

Accueil très chaleureux des étudiants du département informatique de l'IUT de Vannes, avec accompagnement poussé. Un vrai bonheur de se faire ainsi prendre en charge après 7 heures de train.

Actuellement, le TGV 1e classe  c'est :

  • comme toujours, je suis le plus jeune et le seul en t-shirt (geek, en plus)
  • pas de prise de courant dans ce Lyon-Paris ! Vraiment très casse-pied, je suis obligé de tirer sur la batterie du portable. Ou de migrer vers le bar surchargé, car lui a des prises de courant
  • curieusement, le train est plein à craquer alors qu'on est dans le gras d'une semaine creuse. Beaucoup trop de personnes qui lisent un document identique, avec une bannière DRAFT, pour que ça soit une coïncidence ;)

Bonus

Par mégarde, je crois que j'ai provoqué la création de la 1e cellule locale en Bretagne du Parti Pirate. Même pas honte :)

Aussi, une excellente vidéo réalisée par les étudiants du DUT informatique de l'IUT de Vannes, à la façon Bref, sur la vie d'un étudiant.


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