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vendredi 27 mars 2026

Non, tu ne peux pas visiter mon labo, et ce n'est pas grave

Des gens demandent régulièrement à visiter mon laboratoire de recherche. Malheureusement la réponse est non.
 
Il y a ~15 ans on a eu l’obligation de mettre en place une politique de sécurité, avec une vraie PSSI (liste des assets matériels et immatériels, accès basés sur rôles…).
 
Avant, les étudiants pouvaient entrer et circuler librement à notre étage, afin de venir discuter avec nous de leurs cours. On recevait facilement des visiteurs pour des projets de recherche et des partenariats public-privé.
 
Mais notre laboratoire de recherche — comme énormément d’autres — a des aspects sensibles : données de centrales nucléaires, équipements spécifiques, travaux de recherche… bref, les trucs qui titillent le fonctionnaire de sécurité défense du ministère de l’Enseignement supérieur 😜 Sans compter les dramas à base de Vigipirate et d’étudiants chinois.
 
Donc les portes sont sécurisées, les visiteurs déclarés et identifiés, et les réunions avec les étudiants se font sur rendez-vous.
 
Oui, on peut toujours faire entrer des gens. Mais au fond, pourquoi ? Il n’y a vraiment rien d’intéressant : juste des bureaux avec des ordinateurs et des tableaux couverts de craie. Par contre c’est vrai qu’on a un joli coin café avec des cafetières bien bourrines, et l’espace détente a des coussins moelleux. Mais à part ça, bof. Vous trouverez la même chose dans une médiathèque.
 

mercredi 28 octobre 2009

Classement des auteurs pour un article

Une fois de plus revient ce vieux serpent de mer qu'est la question de l'ordre des auteurs d'un article rédigé à plusieurs mains. On aurait pu croire le problème simple, mais manifestement ce n'est pas le cas (pour tous). Je ne peux pas résister au plaisir de faire un billet rapide sur la question (juste pour vous faire réagir :)

PhDcomics_author_list.gif Illustration tirée de Cham, Jorge : Author List, dans Piled Higher and Deeper, 13/3/2005

Quand il s'agit de déterminer l'ordre des auteurs d'un article, les gens sont capable d'une imagination débordante : simple ou double tris imbriqués selon le poste, l'âge, le domaine ou encore la météo du jour, ou bien par importance de contribution, de besoins administratifs ou encore de positionnement. Chaque fois qu'on pense avoir tout vu, on tombe sur une nouvelle fantaisie.

Au final, si c'est très distrayant à regarder, c'est surtout très casse-pied à démêler. Surtout quand on est face à un discours multiple :

  • d'un côté, il y a (quasi ?) unanimité sur l'absurdité de la bibliométrie telle qu'elle est pratiquée par les agences gouvernementales en charge de la recherche;
  • d'un autre côté, quand on regarde la liste des auteurs d'un article inconnu, on ne peut faire aucune déduction sur l'intention qu'ont eu les auteurs en adoptant un ordre précis. Est-ce que Machin est plus respectable que Truc, ou a encore plus contribué que Bidule ? Impossible à savoir;
  • et bien sur, il y a également l'aspect de déterminer quel ordre va adopter un groupe de personnes quand il s'agira, pour elles, de publier.

La solution est à mes yeux évidente : affirmer ses idées et n'utiliser que l'ordre alphabétique [1], au besoin en mentionnant ce détail pour plus de clarté.

Comme de toute façon personne ne peut en déduire quoi que ce soit, et que tout le monde s'en fout, autant faire simple. Honnêtement, vous faites l'effort de suivre des auteurs pour savoir si leur position dans la liste des rédacteurs de leurs publications augmente ou régresse ? Moi pas.

L'ordre alphabétique est simple, compréhensible par tous, « juste » (quand on connait l'importance de ce critère...) et permet surtout de se débarrasser d'un problème humain empoisonnant.

Note

[1] le choix des méthodes de comparaison est laissé comme amusette à l'intention du lecteur : comment déterminer la précédence entre caractères accentués (é, ê et e, par exemple), ou pire entre caractères non-latin (チ, ϐ, Ж...) ?

jeudi 4 juin 2009

Veille sur la trace modélisée dans les recoins du web

C'est bien connu, Google fait tout sauf le café.

En combinant les outils de recherche et de traduction, il devient possible d'aller regarder ce qui se fait sur le web (pour le reste du net, il faudra trouver une autre solution. Je pense surtout à USENET et aux archives publiques de ML) en matière de traces modélisées.

L'idée est de trouver ce qui se fait en russe, japonais et chinois sur le suivi de l'activité. Pour se faire, j'ai décliné la recherche « trace modélisée activité collective » dans différentes langues. Des résultats intéressants sont sortis, ça faudrait le coup d'y passer un peu de temps pour faire le tri.