samedi 7 mai 2011

Positionnement sur la nature et le statut de l'adresse IP

En lien avec mon positionnement sur la vie privée, je prend aussi position sur la nature et le statut de l'adresse IP.

Rappel sur l'IP

Une adresse IP est une série de chiffres et de lettres qui permet de contacter un dispositif informatique au travers d'un réseau, via une méthode de communication spécifique (protocole IP). Ainsi, tous les ordinateurs connectés à internet ne sont pas obligatoirement désignés par une adresse IP; ils le sont en revanche dans l'immense majorité des cas, mais pas de façon unique : un ordinateur a souvent plusieurs adresses IP qui permettent de le joindre et ces adresses peuvent changer [1].

Ce que (ne) dit (pas) la loi

Juridiquement, le statut de l'adresse IP est incertain : tantôt un juge la traite d'un manière, tantôt un autre la classe différemment. D'où un flou qui n'arrange personne en cas de dépôt de plainte [2].

Ainsi, pour la justice l'adresse IP est actuellement :

  • soit une donnée purement technique qui ne porte pas de valeur particulière et sert uniquement à l'interconnexion des équipements;
  • soit une information nominative qui permet d'identifier une personne derrière un ordinateur;
  • soit quelque chose entre les deux, une sorte de données technique qui peut devenir une fiche d'identité au travers d'un traitement adapté et en liaison avec d'autres données.

En résumé : il y a donc une grande incertitude sur le statut de l'adresse IP en France, ce qui ouvre la porte à toutes sortes de problèmes, mais aussi à des possibilités d'utilisation.

Networking 101 Networking 101

La question de savoir si l'adresse IP permet d'identifier (ou non !) la ou les personnes qui ont utilisé un ordinateur ordinateur est critique, car elle permet le traitement judiciaire : seule l'autorité légitime pour poursuivre l'enquête (police ou gendarmerie) pour obtenir du fournisseur d’accès l'identité de l'utilisateur

En effet, l'adresse IP est une série de chiffres et de lettres qui ne constitue en rien une donnée indirectement nominative relative à la personne dans la mesure où elle ne se rapporte qu'à une machine, et non à l'individu qui utilise l'ordinateur pour se livrer à une activité.

On a donc bien une différence entre l'identification d'une machine, et l'identification d'un humain. La mise en relation n'est pas automatique et doit être prouvée.

Lorsqu'on lis le Décret n°2011-219 du 25 février 2011 « relatif à la conservation et à la communication des données permettant d'identifier toute personne ayant contribué à la création d'un contenu mis en ligne », ce n'est pas plus clair pour autant : si les particuliers, associations et autres n'ont pas le statut juridique de « fournisseur d'accès à internet » (qui est soumis à une autorisation de l'ARCEP), ils n'ont pas non plus nécessairement le statut juridique d' « hébergeur » (les critères sont bordéliques). La loi n'apporte donc pas réponse aux questions posées.

Je comprend la loi comme disant entre les lignes que l'IP n'est pas juridiquement classée comme une donnée d'identification nominative, et n'est donc pas pas soumise à un encadrement spécifique pour les particuliers et associations.

Les logs, en pratique

Dans le cadre des services informatiques sur internet, il est habituel que ceux-ci conservent des enregistrements sur leurs activités et les dispositifs avec lesquels ils interagissent : ce sont les « logs ».

Techniquement, un log est juste une trace numérique que l'on défini comme on veut. Il n'y a donc pas un seul format de log, mais une multitude ayant des natures et contenus différents. Un même service peut conserver des enregistrements des interactions homme-machine et machine-machine sous plusieurs formes plus ou moins explicites. Pour parler de log, il faut donc bien le préciser.

Person Network Person Network

Le mot log ne doit pas être tabou de la discussion sur la vie privée en le classant immédiatement comme pratique intrusive; il est indispensable au bon fonctionnement du net, car le log constitue la mémoire de travail des services. Sans log, toute l'informatique navigue à vue.

Dans le cadre d'un log d'apache au format combiné, je comprend que le log est anonyme, vis à vis de la loi, car l'adresse IP n'est pas une donnée qui permet à elle seule d'identifier un individu.

Ce qui me laisse perplexe, c'est la double valeur que des gens prêtent à une adresse IP. Je constate les deux discours suivants :

  1. Dans les transferts par BitTorrent, on ne peut pas identifier l'utilisateur car une IP n'est pas une personne, c'est une simple information technique pour faire circuler les données; elle peut être falsifiée, détournée, contrefaite…
  2. Dans les logs de services web (ou autres tels que le courriel), on peut identifier l'utilisateur par son adresse IP, car c'est une information nominative.

D'où ma remarque : il faut être cohérent et se poser les questions suivantes :

  • supposément, qu'est-ce qui oblige à anonymer les logs d'un serveur web ?
  • supposément, qu'est-ce qui interdit de publier les logs, anonymés ou non, d'un serveur web ?
  • un particulier ou une association mettant en ligne un site web non-participatif (c'est à dire que les visiteurs ne peuvent pas contribuer à son contenu) sont-ils des « hébergeurs » au sens de la loi ?
  • quels sont les critères qui permettent de qualifier une donnée comme étant nominative ou qui permette de réaliser l'identification d'une personne ?

Réflexion dans le cadre du Parti Ꝓirate

Le Parti Ꝓirate (PꝒ) a pris position sur le fait que l'adresse IP n'est pas une donnée nominative qui permet d'identifier la personne qui télécharge via BitTorrent. Il me semble donc logique de conclure que l'adresse IP n'est pas, pour le Parti Ꝓirate, une donnée nominative qui permet d'identifier une personne se connectant à un service web.

Le fait est que, pour qu'il y ait publication, il faut auparavant qu'il y ait collecte.

Prenons le cas du PꝒ qui, très probablement (on va dire que oui si ce n'est pas le cas) conserve un log des transactions sur son serveur web.

Est-ce que je peux demander au PꝒ de consulter et supprimer de ce log toutes les informations personnelles qui me concerne ? Bien sur, c'est ce que la loi liberté et informatique de 1978 me garanti. En revanche, le PꝒ va très certainement me répondre « on veut bien, mais on ne peut pas : on n'a pas de données personnelles sur toi ».

Qu'à cela ne tienne, je demande alors au PꝒ de me dire tout ce qui concerne l'adresse IP de mon ordinateur (par exemple, 82.239.197.205). Et là, le PꝒ me répond « heu, qu'est-ce qui me prouve que c'est bien toi derrière cet ordinateur, et pas quelqu'un d'autre ? Et même si c'est le cas, vous n'êtes pas plusieurs dans ton foyer à utiliser cet ordinateur ? ». Godferdom ! Est-ce que le PꝒ refuserait de se plier à la loi ? Non, il ne fait que l'appliquer strictement, car la loi ne l'oblige pas de communiquer tout ou une parti des log de son serveur web.

Si la collecte d'adresse IP est obligatoire à différents niveaux pour plusieurs raisons, la publication de log anonyme de serveur web est donc bien un choix que l'on peut faire, ou pas.

Conclusion

À mon sens, cette mise à disposition d'informations est neutre sur l'usage : un individu peut s'en servir pour faire de la recherche scientifique (ce qui est légal), pour assurer de façon neutre le bon fonctionnement des systèmes informatique (c'est souhaitable), mais pas pour espionner une personne (c'est illégal). Le PꝒ n'endosse pas ici le rôle du législateur qui fait la loi, du juge qui l'arbitre, ou du policier qui la fait appliquer. Il se borne à faire ce qu'il veut, dans le cadre de cette loi.

De la même façon qu'on n'interdit pas la vente des couteaux en supermarché sous prétexte que quelqu'un pourrait faire quelque chose de mal avec, il ne faut pas, à mon sens, interdire a priori le partage des données sous prétexte que cela peut être dangereux.

T3 - L'anonymat T3 - L'anonymat

L'argument le plus courant pour refuser le partage des logs d'un serveur web est le droit à l'anonymat. L'adresse IP pouvant être utilisée (au même titre qu'un numéro de téléphone, une plaque d'immatriculation, etc) pour réaliser l'identification une personne, il faut alors la protéger. Je ne suis pas entièrement de cet avis.

S'il était vrai il y a encore dix ans qu'une adresse IP permettait de faire le lien entre une personne et un ordinateur d'une façon très fiable, ce n'est plus le cas de nos jours. Les pratiques (roaming, réseaux ouverts…) et technologies (NAT, IPv6, VPN) ont évoluées suffisamment pour aboutir à un découplage toujours croissant entre l'adresse IP (qui pointe vers un dispositif technique) et une personne se trouvant en bout de la chaîne de communication.

Il me semble dangereux de statuer sur la valeur nominative de l'adresse IP : cela entraîne des fausses identifications et donc des accusations portées à tord, et bride l'innovation en contraignant fortement la collecte et le travail sur des données. L'objectif final étant ici de forcer l'anonymat sur internet, je ne pense pas que ça soit la bonne méthode.

De plus, l'anonymat doit être un choix, garanti par la loi, et non une obligation. Prendre position en faveur d'un anonymat forcé, c'est pour moi vouloir maintenir une conception citadine de la vie privée datant des années 80. Les populations ont changées, les outils et les pratiques aussi, il ne faut donc pas imposer une stagnation législative qui empêche l'accompagnement de la vie.

À lire aussi

Notes

[1] cas de l'IPv6 qui permet d'affecter plusieurs adresses à la même interface

[2] CF les commentaires de Nicolas Herzog et la fiche Jurispédia sur l'adresse IP

mercredi 4 mai 2011

Positionnement sur la vie privée

Il est d'actualité de réfléchir sur la place et la valeur de notre vie privée dans la société. Cependant, les gens attachent des notions différentes aux mots « vie privée », ce qui amène à des mauvaises surprises quand les personnes qui pensaient défendre la même idée se découvrent en fait, si ce n'est opposées, tout du moins en désaccord.

Mon but n'est pas ici de proposer une définition de ce qu'est la vie privée, mais de faire tourner les concepts qu'elle inclue et de me positionner. À titre personnel, j'ai cependant tendance à me référer aux travaux d'Alexandre Soljenitsyne.

La notion de vie privée que nous avons actuellement remonte aux années 1980, avec l'individualisation de la société : les gens basculent d'une vie collective à une vie individuelle, ce qui entraînent un changement de regard sur la notion d'identité et sa portée. Il est d'ailleurs intéressant de constater que les membres de la nouvelle génération (les moins de quinze ans) ont une toute autre vision de la vie privée : pour eux elle se conçoit en groupe, au sein d'une clique [1]. La granularité a encore changé, et ce encore plus rapidement qu'auparavant ; c'est le phénomène d'accélération.

Anonyme parmi les anonymes Avant les années 1980, la notion de vie privée était différente : elle se définissait plus largement au niveau collectif : la vie de village, la vie de quartier, etc. Tout le monde se parlait, et tout se savait au travers des discussions dans les lieux publics : marchés, sorties de messe, bistro… Les problèmes de couple ou de santé, les changements dans la vie, tout était discuté et commenté mais pas nécessairement en face de tout le monde. Il était ainsi « normal » pour les personnes de partager des détails sur leur vie, qui seraient jugés très personnels au regard des pratiques de 2010.

La notion de « vie privée » n'est donc pas quelque chose d'absolu, de figé : elle évolue dans le temps en fonction des sociétés et des modes de vie. On ne peut pas dire qu'il existe une seule notion de la vie privée, qui pourrait être appliquée à tous les habitants de France. Et encore moins du monde. Cela est aussi vrai au sein de la société françaises : les différents groupes socioculturels ont différentes pratiques sur « ce dont on ne parle pas ». Cela peut être le salaire, la santé ou encore les émissions que l'on regarde à la télévision. Ces pratiques sont aussi variées que changeantes, ce qu'il convient de retenir est simplement que les mots « vie privée » n'ont pas le même sens d'une personne à l'autre.

Alors, qu'est-ce qui est pour moi la vie privée ?

Le droit de vivre ma vie personnelle en public, sans que l'on m'en tienne rigueur. Par exemple :

  • déjeuner dans un restaurant en compagnie d'élus politiques qui ne partagent pas les valeurs des personnes avec lesquelles je travaille;
  • pouvoir parler de mes loisirs en dehors de mon temps de travail, sans que cela ne soit utilisé à tord dans le cadre de mon activité professionnelle;
  • émettre un avis sans que celui-ci soit perçu comme étant un message relayé au nom de mes employeurs, associations ou groupes.

Mais c'est aussi le droit de vivre ma vie personnelle en secret lorsque je le souhaite. Par exemple :

  • ma correspondance entre amis, qui est directe et explicite car destinée à des personnes de confiance qui me comprennent;
  • ce que je fais chez-moi, où je ne suis pas en représentation publique;
  • ce que je pense, et ce que je crois, car cela touche à la partie la plus intime de ma personne, qui fait ce que je pense et veut être.

D'une façon plus générale, je définirais simplement ma « vie privée » en disant qu'il s'agit de tout ce que je ne déclare pas explicitement comme étant ma « vie publique », qui est celle où je suis en représentation : en entreprise et quand j'enseigne, que j'interviens au nom de quelqu'un ou de quelque chose. Ma vie privée est ce que je revendique comme devant être ignorée si vous vous intéressez à moi dans le cadre public. En ce sens, c'est une vision assez proche du cyberpunk où l'individu est anonyme au milieu de la foule : sans être masqué, il reste ignoré car inobservé.

Note

[1] un cercle restreint de personnes avec un maillage structurant (quasi) complet des relations

dimanche 24 avril 2011

TraceFS, grep, et plus si affinités

Concept

L'idée est de présenter une trace modélisée sous forme d'arborescence de fichiers, via FUSE. Les accès se font par une combinaison d'utilisateur, de modèle, de trace, et d'observé. On peut alors avoir des choses comme /utilisateur/utilisateur4/modèles/modèle5/trace/trace3/observé/observé6.

L'intérêt est ensuite d'extraire les données avec des outils standards POSIX, pour consulter et éventuellement modifier les traces. Le format des fichiers peut être de différente sorte, selon l'option de montage du système de fichier (flat, json, n3, etc)

Exemple

Pour l'utilisateur « Damien », dans la trace « Exercice2 » de « WeeChat », savoir combien d'observés sont de type frappeClavier. On constate que la trace accédée directement par son nom via le sujet de la trace : le modèle est passé sous silence car ces informations suffisent à discriminer la trace dans la base de traces.

$ grep -irc "type=frappeClavier" /utilisateur/Damien/trace/Exercice2/ | wc -l
3151

[1]

L'avantage est de pouvoir directement interroger le SGBT avec des outils standards. Pour l'utilisateur, cela signifie :

  • une grande simplicité : pas besoin de concevoir de scripts python, d'apprendre des API ou de déployer du code sur le SGBT. Toutes les opérations se font avec des outils standards UNIX, voir POSIX, ce qui signifie une prise en main immédiate.
  • un important gain de temps : accéder au contenu d'un observé est immédiat, et ne nécessite que la lecture d'un fichier

Durant la phase de travail sur la conception d'un modèle de trace, ou l'instrumentation d'un outil, je vois un intérêt à ce genre d'approche.

Note

[1] les geeks auront repéré la blague dans la commande :)

Regard sur le conflit des générations dans le monde de l'entreprise

Problématique : différentes façons de vivre en entreprise

La fin de la génération du baby boom et la montée en puissance de celle des natifs du numérique[1] donnent lieu a des croisements intéressants en entreprise : les pratiques des seniors, établies depuis les années 60, et celles des nouveaux travailleurs, nourris au web social, sont de nature très différentes.

Touche Entrée d’un clavier

Pour faire simple, nous avons affaire à deux générations :

  • l'ancienne génération : organisée en hiérarchie pyramidale, avec la recherche et l'accumulation du pouvoir; les relations de travail s'inscrivent dans un rapport de force
  • la nouvelle génération : organisée de façon horizontale, avec la mise en avant du partage et des interactions; les relations de travail se fondent sur la collaboration étalée dans l'espace et le temps

Les protagonistes étant posés et le milieu de l'entreprise étant un endroit privilégié pour la naissance des tensions humaines, il ne nous reste plus qu'à observer comment toutes ces personnes vont s'adapter et travailler ensemble. Il y a plusieurs possibilités.

Possibilité : la nouvelle génération doit entrer dans le moule de l'ancienne

Les anciens étant aux commandes de l'entreprise (direction, responsabilités, etc), le changement est verrouillé : saugrenu de remettre en question quelque chose qui a fait ses preuves ! La nouvelle génération claque les talons et se plie aux pratiques en vigueur. Il se produit alors un décalage de plus en plus grand entre la façon de penser et de travailler de l'entreprise, et celle de la vie quotidienne qui continue d'évoluer.

Les perspectives sont très sombres pour l'entreprise, et nul doute que les jeunes employés ne songent qu'à une seule chose : partir vers des lieux plus accueillant. L'entreprise perd son potentiel humain et doit faire face au changement sans les ressources internes nécessaires.

Possibilité : l'ancienne génération s'adapte

Consciente que la société a changé et que l'entreprise doit faire de même pour la suivre, l'ancienne génération se met aux pratiques actuelles : communication des idées en amont, partage des responsabilités, réorganisation de la gestion de projets, outils de travail… tout y passe. À grands renforts de formations en groupe et de coaching individuel, les fax sont mis au placard pour être remplacés par des courriers électroniques.

L'ancienne génération fait alors sienne les pratiques de la nouvelle. Soyons réalistes, cela ne se produit que très rarement.

Possibilité : rien de significatif n'est fait

Devant l’ampleur de la tâche à accomplir et les montagnes de réticences passives et actives à vaincre, les RH préfèrent souvent baisser les bras et s'en remettre « à la bonne volonté de chacun ». Sans l'appui d'une direction impliquée, il est difficile pour eux de mettre en place une telle évolution. Cela aboutit à deux suites possibles.

Le conflit ouvert

Office war

Laissés à eux-même, les membres de l'entreprise s'auto-organisent. Des clans se forment entre les « connectés » et les « déconnectés » : les communications se font respectivement par messagerie instantanée et par affichage sur le tableau à épingle, la mémoire des projets est éparpillée entre wiki et chemises cartonnées, et des gens refusent de travailler ensemble.

Le résultat est l'explosion de la force de l'entreprise, qui conduit inévitablement à sa chute et à la fuite de la nouvelle génération (ce qui revient au même).

La sélection naturelle

L'autre dénouement possible est la réalisation de la théorie scientifique de l'évolution : les plus adaptés au changement survivent.

When Sysadmins Ruled the Earth

L'ancienne génération étant principalement caractérisée par son âge qui entraîne des divergences culturelles avec la nouvelle, c'est tout naturellement qu'elle cède sa place à cette dernière avec une vitesse de plus en plus grande. Le départ en retraite évacue la question de quel style de travail l'entreprise doit adopter, car la nouvelle génération se retrouve de facto majoritaire avec le temps qui passe.

Durant cette période de transition les tensions grandissent habituellement de plus en plus, cela rend la vie interne de l'entreprise compliquée. Ou bien, l'ancienne génération se retranche peu à peu dans une tour d'ivoire et le « corps » de l'entreprise se retrouve alors sans « tête »; cette situation n'est pas non plus des plus avantageuse…

Conclusion

Mon ressenti de l'évolution du conflit (technologico)culturel de l'entreprise est très sévère; j'en suis conscient, les gens des RH me le disent régulièrement. Mais pour avoir visité bon nombre d'entreprises et avoir mis les mains dans leur cœur le plus intime (leurs systèmes d'information), je ne peux que constater les oppositions frontales entre des groupes au sein des entreprises dont la taille dépasse quelques dizaines de personnes; la définition de ces groupes se faisant principalement au final sur l'âge, car cela engendre toute l'approche sociale et les utilisations des technologies qui sont faites par les personnes.

Je n'ai malheureusement pas de solution simple à proposer : si elle existait, nul doute qu'elle serait déjà mise en place. Mais la nécessité de faire correspondre l'entreprise aux pratiques de la société est indiscutable.

Note

[1] les digital natives, pour nos amis les Décideurs Pressés

vendredi 25 février 2011

Interview pour le jounal Lyon Capitale

Dans le cadre de mon activité au sein du Parti Ꝓirate Rhône-Alpes, j'ai accordé une interview au journal Lyon Capitale[1] à propos de notre activité politique.

« Après Ben Ali et Moubarak, le Parti Pirate part à l'assaut des cantonales », ce n'est pas nous qui le disons, mais la presse.

Après Ben Ali et Moubarak, le Parti Pirate part à l'assaut des cantonales

Voir en grand pour lecture

@article{Clauzel:2011:Apres-Ben-Ali-et-Moubarak-le-Parti-Pirate-part-a-l-assaut-des-cantonales,
  title = {Après Ben Ali et Moubarak, le Parti Pirate part à l'assaut des cantonales},
  journal = {Lyon Capitale},
  year = {2011},
  month = feb,
  day = 25,
  volume = {698},
  pages = {24-25},
  url = {https://Damien.Clauzel.eu/post/2011/02/25/Interview-pour-le-jounal-Lyon-Capitale},
  author = {Deligia, Florent},
  keywords = {article, culture, Lyon, Lyon Capitale, Parti Pirate, politique, positionnement, presse, Rhône-Alpes, Tunisie, Villeurbanne, élection},
  language = {french},
  abstract = {Hacking. Les événements récents ont montré l'importance d'Internet dans les revendications démocratiques. Face à la censure, des hackeurs du monde entier ont choisi d'aider la Tunisie et l'Égypte à franchir ce cap. Parmi eux, des Lyonnais qui ont décidé de ne pas en rester là.}
}

jeudi 24 février 2011

Interview radio pour le jounal Lyon Capitale

Dans le cadre de mon activité au sein du Parti Ꝓirate Rhône-Alpes, j'ai accordé une interview au journal Lyon Capitale à propos du projet de candidature aux élections cantonales.

Vous êtes tous geek avec le Parti Pirate: "ni de droite, ni de gauche, mais devant !"

Vous êtes tous geek reçoit Damien Clauzel et Bastien Arnette membres du Parti Pirate Rhône-Alpes qui présentent une candidature aux prochaines élections cantonales dans le canton de Villeurbanne centre. Au micro de Lyon Capitale, ils nous parlent de leurs ambitions politiques, mais aussi de leur programme et du numérique en France. Par ailleurs, ils invitent le leader des jeunes pop, Benjamin Lancar, à accepter d'aller boire un café avec le président du Parti Pirate français.

Benjamin a accepté l'invitation ;)

Un entretien à écouter et/ou à télécharger.

@article{Clauzel:2011:Vous-etes-tous-geek-avec-le-Parti-Pirate-ni-de-droite-ni-de-gauche-mais-devant,
  title = {Vous êtes tous geek avec le Parti Pirate: « ni de droite, ni de gauche, mais devant ! »},
  journal = {Lyon Capitale},
  year = {2011},
  month = feb,
  day = 24,
  url = {https://Damien.Clauzel.eu/post/2011/02/24/Interview-radio-pour-le-jounal-Lyon-Capitale},
  author = {Arnette, Bastien and Clauzel, Damien and Deligia, Florent},
  keywords = {article, culture, Lyon, Lyon Capitale, partage, Parti Pirate, politique, positionnement, presse, Rhône-Alpes, veille culturelle, vidéosurveillance, Villeurbanne, élection},
  language = {french},
  abstract = {Vous êtes tous geek reçoit Damien Clauzel et Bastien Arnette membres du Parti Pirate Rhône-Alpes qui présentent une candidature aux prochaines élections cantonales dans le canton de Villeurbanne centre. Au micro de Lyon Capitale, ils nous parlent de leurs ambitions politiques, mais aussi de leur programme et du numérique en France. Par ailleurs, ils invitent le leader des jeunes pop, Benjamin Lancar, à accepter d'aller boire un café avec le président du Parti Pirate français.}
}

jeudi 10 février 2011

Participation au cercle de réflexion sur « L'économie numérique, les libertés publiques et les biens communs »

J'étais invité à participer au cercle de réflexion des Radicaux de Gauche, sur la thématique « L'économie numérique, les libertés publiques et les biens communs ».

Mes interventions ont porté principalement sur l'évolution des pratiques du partage de la culture dans notre société, et la nécessité d'adapter les modèles économiques actuels. Et ce de gré ou de force, car puisque les pratiques changent, la législation et l'économie doivent les suivre et non les prescrire.

@misc{Clauzel:2011:Regard-sur-le-partage-de-la-culture-le-cas-de-la-musique-en-France",
        title = "Regard sur le partage de la culture — le cas de la musique en France",
        year = "2011",
        month = feb,
        url = {https://damien.clauzel.eu/post/2011/02/10/Participation-au-cercle-de-réflexion-sur-«-L-économie-numérique,-les-libertés-publiques-et-les-biens-communs-»},
        author = "Clauzel, Damien",
        keywords = "Parti Pirate, Rhône-Alpes, PPRA, CRAPP, HADOPI, partage, culture, musique, pratique, législation, état des lieux",
        language = {french},
        abstract = "Introduction à discussion avec le Cercle de réflexion des Radicaux de gauche sur Lyon, sur le thème du partage de la culture et des connaissances",
}

lundi 27 décembre 2010

Interview sur Google Street View

Dans le cadre de mon activité au sein du Parti Ꝓirate Rhône-Alpes, j'ai accordé une interview au webzine urbain Free-Landz à propos de l'inclusion de Lyon dans Google Street View.

Google aura bientôt numérisé toutes les grandes villes du monde. Big Brother is watching you?

L'article en ligne comporte une partie multimédia que je reprend ici.

@article{Clauzel:2010:Google-Street-View,
  title = {Google Street View},
  journal = {Free-Landz},
  year = {2010},
  month = dec,
  day = 27,
  url = {https://Damien.Clauzel.eu/post/2010/12/27/Interview-sur-Google-Street-View},
  author = {Clauzel, Damien and Ortega, Sylvain},
  keywords = {article, culture, Free-Landz, Google, Lyon, partage, Parti Pirate, politique, positionnement, presse, vidéosurveillance, Villeurbanne},
  language = {french},
  note = {montage multimédia sur https://www.youtube.com/watch?v=VBjO2-rnm2Y},
  abstract = {Google aura bientôt numérisé toutes les grandes villes du monde. Big Brother is watching you?}
}

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